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Petite reflexion sur les déchets radioactives

6 février 2012

Qu’on soit pro ou anti-nucléaire, nous avons quoi qu’il en soit un souci à gérer, même si du jour au lendemain nous précipitons notre civilisation dans l’âge de bronze en supprimant notre capacité d’électricité nucléaire, ou même qu’on remplace nos centrales classiques intégralement par des centrales au Thorium ou par des centrales de fusion : Que faisons-nous avec les déchets existants ?

Sans aller dans la discussion de la sortie du nucléaire (qu’il va falloir faire un jour car même l’uranium va un jour pas si lointain, venir à manquer), qu’est ce qu’on fait de tout ce qu’on a produit et qu’est ce que cela va nous poser comme soucis ?

Plusieurs solutions existent pour gérer les dangers des produits hautement radioactives que l’humanité a pu produire, à des fins civiles et militaires, pour l’électricité, pour la médecine et pour l’armement. Le souci c’est que produire même des produits pour la médecine nécessite malheureusement la production de petites quantités de produits qui pourront être dangereux pendant… 100 000 ans…

Plusieurs solutions ont été envisagées, les plus intéressantes sont le lancement des déchets dans le soleil (le soleil étant déjà hautement radioactive) ou vers des galaxies lointaines (le temps que ça arrive, toute radioactivité aurait « évaoporé »). Le souci est double : Il y a, aujourd’hui, plus de 250 000 tonnes de déchets, allant du hautement radioactive à des déchets mineurs (comme les blouses et surchausses de médecine nucléaire pas vraiment contaminé mais on le jette quand même). Si un lanceur peut envoyer 10 tonnes de déchets à la fois, cela représente 25 000 lancements… et l’autre souci c’est qu’aucun de ces 25 000 lancements a le droit d’exploser sur le pas de dire ou se crasher pendant le lancement car 10 quelques tonnes de carburant nucléaire va faire tout aussi mal que Tchernobyl…

Il nous reste l’enfouissement profond. Plusieurs pays travaillent dans ce but, en creusant des galléries profondes dans les sols réputés géologiquement stables et étanches. Le plus ambitieux est le centre de stockage d’Onkalo en Finlande, démarée dans les années 1990, avec un fin dans les 2200, mais il y a aussi le chantier suspendu de Yucca Flats aux US et le centre de Bure dans la Meuse.

Le fait d’enfouir les déchets dans un sol stable depuis des millions d’années – voir même des milliards d’années dans le cas du basalte d’Onkalo pour protégér l’humanité des déchets dangereuses est une chose, car aucune structure bâtie par l’homme n’a résistée plus de 10 000 ans, les pyramides sont dégradées après à peine 5000, mais nous devons construire un site de stockage qui peut résister – en bon état – une période de temps 20 fois plus longue, mais la durée de la construction n’est pas la seule contrainte, car il reste autre problème peut être même plus important que le confinement : Comment signaler ces déchets ?

Un dessin vaut mieux qu’un long discours :


Echelle de temps sur 100 000 ans
Est ce qu’il restera quelque chose qui se souviendra de notre culture dans 100 000 ans ?
A savoir donc : En 4500 ans , nous avons perdu le signification des hiéroglyphes égyptiens, puis nous avons retrouvé le signification d’une partie. Pas tout. Des langues dominantes se sont venues et s’en sont allées, avec les connaissances et technologies afférantes. La république Grèque tombée. l’Empire romain tout autant. La Bibliothèque d’Alexandrie avec toute la connaissance de cet époque, partie en flammes selon les envies politiques et réligueuse de l’époque. Quelles connaissances avons-nous – nous l’humanité – perdues pendant ces 4500 années ?

Pour pousser le bouchon encore plus loin, combien d’hommes aujourd’hui parlent le néanderthalien ? Ca ne fait que 28 000 ans que le dernier s’est éteint.

La question, simple mais terriblement compliquée, avec tout ce qui en découle, est la suivante : Que restera de notre culture et nos connaissances dans 100 000 ans ?

Est ce qu’il subsistera une seule langue reconnue des nations unies d’aujourd’hui ? 4500 ans après les pyramides, nous ne savons pas la signification de toutes les symboles qu’on appelle hieroglyphe. Est ce que sur une période 20 fois plus longue, l’humanité (s’il existe encore) comprendra ce qu’est que le tréfeuille ?


Lozange radioactive

Aujourd’hui nous savons ce que c’est. Et dans 100 000 ans ? Même d’ici 5000 ?

Il y aura des guerres, il y aura des changements de climat. Il y aura même très probablement un, peut être deux ages de glace qui vont passer. Est ce que l’humanité sera encore là ? Dans quel état ? Une civilisation avancée comprenant qu’il ne faut pas déranger ces sites ? Une civilisation qui aura tout perdu et qui se reconstruit qui découvre et qui se demande si ces sites sont des vestiges religieux, que nos symboles sont des glyphes fait pour protéger du mauvais sort et que les gens qui y meurent sont victimes d’une malédiction des dieux qu’on a dérangé, tout comme les mythes entourant les pyramides il y a à peine 100 ans ?

Serait-il mieux tout simplement d’enfouir ces sites mortels et qu’on les oublie, en espérant que tout explorateur, pilleur ou exploitant minier dans peut être 20 000 qui retrouve par hasard ce site soit assez intelligent pour ne pas aller jusqu’au bout ? Si nous trouvions un tel site aujourd’hui pas certain qu’on y prête attention avant que ce soit trop tard…

En tout cas c’est une question très intéressant. Nous ne pouvons pas prédire l’avenir et nous ne pouvons même pas être certain d’avertir l’humanité dans cet avenir.

Une seule chose est certain. Même si nous aurions quitté la vie depuis longtemps, ainsi que nos enfants, et leurs enfants, et leurs petits et petits-petits enfants, nos déchets d’aujourd’hui seront à peine moins mortels pour eux qu’ils ont pu être pour nous, et la question a donc la grande mérite d’être posée.

Hier dimanche il n’y avait pas de pagaille sur les routes d’Ile de France !

6 février 2012

Hier, le ministre Nathalie Kosciusko-Morizet se félicitait que les services de la DDE et du DIR se sont massivement mobilisés et la preuve de la réussite de la nouvelle organisation du ministère était que malgré les chutes de neige sur l’Ile de France, il n’y a pas eu de pagaille, annoncée en grande pompe sur France Info ce matin.

Entre communication et propagande, il n’y a qu’un petit pas…

Comparons donc :

Il y a des chutes de neige sur l’Ile de France, hier dimanche tôt dans la matinée.

La « Pagaille » à laquelle elle fait référence est les jours de chute de neige l’année dernière. Pourquoi une telle différence ?

Cette première pagaille 2011 (de tête, un mercredi) était causée par :

  • Zéro préparation de la part des services d’équipement
  • Les premières chutes de neige ont commencé en Ile de France vers 6h30 – au début de l’heure de pointe sur les routes.
  • L’accès à beaucoup de dépôts des services de déneigement était bloqué par les gens bloqués sur leur chemin pour aller travailler
  • Quand les engins de déneigement pouvait enfin sortir, il y avait des centaines de milliers d’autres personnes déjà bloquées et les engins ne pouvaient plus rien faire

La deuxième pagaille 2011, 1 semaine (de tête, un jeudi) plus tard :

  • Peu de préparation de la part des services d’équipement (ils avaient oublié ce qui s’était passée la semaine précédente)
  • Les premières chutes de neige ont commencé en Ile de France vers 16h30 – au début de l’heure de pointe sur les routes.
  • L’accès à beaucoup de dépôts des services de déneigement était bloqué par les gens bloqués sur leur chemin pour rentrer du travail
  • Quand les engins de déneigement pouvait enfin sortir, il y avait des centaines de milliers d’autres personnes déjà bloquées et les engins ne pouvaient plus rien faire

Donc notre bonne Nath nationale est en train de comparer le bordel qui se produit pendant les bouchons habituels pendant les heures de pointe d’un jour ouvré avec les gens qui vont au travail et qui y reviennent et … un dimanche matin habituellement très calme où le peu de gens sur la route ont pu annuler leur déjeuner de midi avec papy-mamie-papa-maman et jouer à la place aux boules de neige chez eux.

Je ne rêve que d’une chose : que ce soir 16h il se remets à neiger, que les gens repassent 10h sur la N118 dans la montée de Meudon, 6h sur l’entrée de l’A13 à la porte d’Auteil, et 8h sur la montée de l’A3 en direction de Montreil… et que les membres du gouvernement perdent un peu plus de ce qu’il leur reste de crédibilité…

Comment allons-nous faire face aux besoins énergétiques ?

21 janvier 2012

J’étais outré par une phrase dans un interview dans le journal « Le Parisien », qu’un passant dit « je veux bien être écolo et sortir du nucléaire »….

Juste pour rappel, une grande générateur éolienne peut fournir 1 à 3 mégawatts par heure. Nous allons être généreux et dire 3.

Pour comparer, la centrale nucléaire de Fessenheim, la puissance nominal du réacteur permet de générer 900 mégawatts par heure. Et Fessenheim a 2 réacteurs. 1800 Mw/h donc en tout.

1800 / 3 = 600… Remplacer Fessenheim nécessitera donc 600 grandes éoliennes fonctionnant en permanence (même quand il y a pas de vent, car sinon, pas de vent, pas d’énergie…).

Bon, alors, le solaire ? Mise à part le coût exorbitant des panneaux et le fait qu’ils ne fonctionnent pas la nuit, et mal par temps couvert ou en hiver (soleil trop bas sur l’horizon pour une exposition efficace), les meilleurs panneaux solaires ont une efficacité maximale de 140 watts par mètre carré.

Reprenons donc notre exemple de Fessenheim : 1800 Mw/h = 1 800 000 000 watts/heure. 1 800 000 000 / 140 = 12 857 142

Il faudrait dans ce cas, presque 13 millions de mètres carrés de surface, avec un ensoleillement optimum, produire autant d’électricité que Fessenheim: Cette surface est plus grande que la région Ile de France (et ne produit rien la nuit…)

Donc ceci pour remplacer 2 réacteurs asssez anciennes…

La consommation annuelle de la France en 2010 selon RTE était de 488 Terawatts, soit en moyenne 55 gigawatts par heure. La centrale de Fessenheim a donc contribué à environ 4% de la consommation électrique du pays… Donc il faudrait installer 15 000 éoliennes fonctionnant en permanence, ou l’équivalent de 50 000 km² de panneaux solaires (toute l’Aquitaine et tout le Limousin…).

Le souci c’est que le soleil ne brille pas tout le temps et le vent ne souffle pas tout le temps non plus. Il reste l’hydraulique…. Mais l’installation des barrages implique l’innondation des vallées , habités ou protégés. Les installations maréemotrices ont des effets sur le les marées – et même sur la vitesse de la rotation de la terre, et la fusion n’est pas pour demain : on en est seulement à la construction des réacteurs d’essais permettant de génerer de l’énergie que pendant quelques secondes, et l’énergie en permanence n’est même pas à l’ordre du jour !

Donc en sachant tout ça, quelles solutions à l’arrêt immédiat du nucléaire en France ? La création et exploitation des centrales à gaz, à pétrole et au charbon. Et oui, la seule solution pratique et immédiate à l’arrêt du nucléaire c’est une activité super polluante utilisant des ressources non renouvelables !

Aujourd’hui pourtant, des solutions, nucléaires plus sécurisants existent que les systèmes sous pression. La revue Science et Vie a proposé des solutions de réacteurs à base de sels fondus infiniment plus stables que leurs homologues à eau bouillante, et qui produisent moins de déchets – mais leur mise en oeuvre coûte plus cher qu’un réacteur à vapeur. (ces réacteurs sont cependant utilisés à des fins militaires du fait de leur maintenance simplifié et stabilité).

Est ce que l’avenir passe par les sels fondus ? Peut être bien… C’est une solution bien plus stable et facile à gérer que les énergies renouvelables, en attendant de mettre en place la fusion… ou enfin, si Nicola Tesla disait vrai il y a 80 ans, redécouvrir comment tirer l’énergie de l’air….

Dans tous les cas de figure, nous ne sommes pas sortis des débats et disputes… pourtant, ça urge…

Code PIN à 4 chiffres : le fait de répéter un des chiffres double sa sécurité

16 janvier 2012

Les téléphones mobiles et cartes bancaires notamment utilisent des codes PIN de 4 chiffres pour se déverrouiller. Pour déverrouiller ou accéder à un compte protégé par ce code, il y a 4 chiffres, par exemple 2486, chacun avec une valeur possible de 0 à 9, soit 10^4 (10 à la puissance 4 ou 10 * 10 * 10 * 10) => 10 000 combinaisons… donc en commençant par 0000, 0001, 0002, 0003…. et en finissant par 9999 avant de tomber quelque part entre les 2 sur le bon…

Mais le mode de la sécurité numérique est complèxe, et même si une attaque mathématique « brute », en testant valeur par valeur, est possible, il y a peut être une méthode pour simplifier la chose et trouver une réponse plus facilement et plus rapidement. On va s’attaquer en premier non pas au problème mais à son environnement et sa situation : un « side channel attack » dans la sécurité anglo-saxon…. car il y a moyen, avec un peu de chance, de réduire ce chiffre de 10 000 à 24. Comment ? Les traces de doigts laissent des traces, et notamment sur les écrans des smartphones, mais potentiellement aussi sur un distributeur de billets « préparée »… S’il y a moyen de récupérer l’emplacement des touches frappées en analysant les empreintes de doigts , qui laissent des traces dans la poussière ou des dépôts de gras, un malfrat peut savoir instantanément quelles touches viennent d’être activés… il lui reste à déterminer l’ordre, donc de 10^4 on tombe à 4! (4*3*2*1), car les chiffres sont connues et les combinaisons représentent simplement les permutation de ces 4 valeurs dorénavant connus… donc notre PIN 2486 : essayons 2468, 4268, 2486… Ah, ça y est, votre compte bancaire vient d’être vidé…

Comemnt donc un PIN avec 3 chiffres différents peut être plus sécurisé que 4 ? Prenons donc le PIN suivant 2446.

Pour une attaque brute, il y a toujours 10 000 combinaisons, mais même en repérant les touches utilisés (2, 4 et 6), le malfrat sait qu’il y a toujours 4 chiffres, et donc forcément un des chiffres est doublé, la difficulté est de déterminer lequel.

Revenons à nos maths :

, mais une des touches est répétée, simplifiant donc le résultat l’opération donc les combinaisons possibles sont du coup (4! / 2!) * 3 :

  • 4*3*2*1 = 24
    Il y a toujours 4 chiffres, donc 4! (=24)  est toujours valide au départ…
  • 24 / 2 = 12
    Un même chiffre est utilisé 2 fois, divisant par 2 les combinaisons pour 1 permutation, laissant 12 permutations
  • 12 * 3 = 36
    12 n’est vrai que si c’est le premier chiffre du code PIN qui est doublé mais ça pourrait être n’importe quel des 3, donc 12*3 = 36

Un code PIN de 4 chiffres avec 4 chiffres différents et un ordre inconnu donne 24 permutations.

Un code PIN de 4 chiffres avec 3 chiffres différents et un ordre inconnu donne 36 permutations, et est donc 50% plus sécurisé.

Cette règle de sur-sécurisation s’il y a un chiffre de la combinaison doublée n’est vraie que pour les codes contenant 4 chiffres ou plus : Pour un PIN de 3 chiffres, le fait de doubler un numéro divise par 2 la sécurité : un code PIN de 3 chiffres distincts n’a que 6 permutations, et un PIN de 3 chiffres avec 2 chiffres distincts n’a plus que 3 permutations possibles :

  • 3 chiffres uniques : 132, 123, 231, 213, 321, 312
  • 3 chiffres dont 2 uniques : 122, 212, 221

Mitigation du risque :

  • Nettoyer régulièrement les touches que l’on utilise. Ceci s’applique surtout aux smartphones, mais ça pourrait bien s’appliquer aux distributeurs de billets ou aux digicodes (qui souvent ont même des touches usés et cassés tellement le même code est répété sur le clavier), ou même aux boîtier de contrôle des alarmes… tout ce qui comporte un digicode en fait…
  • Utiliser des codes PIN de plus de  4 chiffres, idéalement avec 1 chiffre répété, car non seulement ce code sera 50% plus sécurisé si un malfrat découvre les touches mais pas l’ordre, il y a aussi une chance qu’il pensera – légitimement – que dans ce monde de codes à 4 chiffres, vous ne faites pas exception à la règle, et ne pensera pas qu’il faut tenter avec un 5°…

SOPA et PIPA – Kesako

13 janvier 2012

SOPA et PIPA sont 2 propositions de loi du sénat Américain, dont l’idée est de retirer de l’Internet des sites hébergeant des données pouvant enfreindre le copyright ou la propriété intellectuelle d’un tiers.

Dans l’absolu, cela permet au gouvernement américain de bloquer des sites.

Comment fonctionne ce blocage ?

Il s’agit d’un blocage DNS : Le DNS est un annuaire mettant en relation un nom de domaine (par exemple « danielpage.com ») avec son adresse « IP », son numéro d’identification du protocole Internet qui permet aux serveurs et sites de communiquer entre eux.

Si l’enregistrement DNS de danielpage.com est supprimé, ce nom disparaît effectivement d’internet.

Où est le souci ? Car ce site est hébergé en France ?

Tout simplement que le plupart des serveurs DNS « Racine » – les serveurs DNS de référence – sont pour le plupart gérés par des sociétés amériaines, et même si le serveur racine pourrait se trouver dans un autre pays, ils devront se plier à la décision américaine.

Aujourd’hui, les 3 autres pays qui implémentent un filtrage de la sorte sont les chinois, les syriens et les iraniens…. Les Etats Unis veulent se joindre au club…

Comment se bloque un site ?

Il suffit d’afficher quelques liens vers un contenu « litigieux ». Si une plainte SOPA est émise par un ayant droit, quel que soit le bien fondé de la plainte, votre nom de domaine est suspendu ou supprimé.

Qu’est ce que cela signifie ?
- Plus de visiteurs depuis les US
- Plus de versement de revenus publicitaires depuis les US
- L’indexation des moteurs de recherche s’arrêters (votre site disparaîtra de Google par exemple).

Qui risque quoi ?

N’importe qui, qui a un site, un blog, et qui écrit. Il suffit qu’une plainte SOPA ou PIPA soit émise pour que l’accès à votre site soit suspendu.

De plus, votre contenu sur les sites de réseau sociaux sera bien plus surveillé, et les emails transitant par les US seront scrutés et leur contenu modifié s’ils contiennent des liens ou objets ciblés.

Facebook, Wikipedia, Youtube… ils pourront très facilement être rayés d’internet…

Est ce que cette loi pourrait passer ?

Absolument…. Beaucoup de sénateurs poussent pour qu’elle passe, sans tenir compte de ses effets de bord liberticides… car le pire c’est que la décision de supprimer l’accès à un domaine est du seul ressort de la personne déposant une plainte SOPA : La justice n’intervient pas, et la personne ciblée est donc considérée coupable et doit prouver son innocence.… la justice n’intervient que si l’opérateur refuse d’appliquer la plainte…

Mise à jour :
Il semblerait que le blocage DNS vient d’être supprimé de la proposition de loi… Je vais rapidement revoir ce document selon les implications…

Free secoue les abonnements mobile – c’était temps !

10 janvier 2012

Free est arrivé ce matin. Après que l’Elysée L’ARCEP a freiné des 4 fers la licence d’exploitation mobile pour Free, ils sont quand même arrivés à lancer leur offre, et pour l’instant quel offre !

19,90 euros pour l’illimité : internet illimité (avec réduction de débit après 3 Go), téléphonie illimité en France et 40 autres pays du monde (!!) et SMS/MMS, et un abonnement de 2 euros par mois pour un forfait 1h et 60 SMS (hors forfait : 5 centimes/minute et 1 centime par SMS).

Chose étrange, Free ne couvre que 30% de la population à ce jour, les 70% restants sont couverts avec un accord d’utilisation du réseau… d’Orange. Et oui, l’offre Orange équivalente est un Origami Jet à 146 euros par mois, pendant 2 ans. Free ? 19.90… Sans engagement.

Et les 2 utiliseront le même réseau d’Orange 70% du temps ! Passez par Free pour obtenir votre abonnement Orange 126 euros moins cher !

Les 3 opérateurs historiques en France ont longtemps été chers, parfois jusqu’à 3 fois plus cher qu’un forfait équivalent dans un autre pays d’Europe à service équivalente, il était temps que tout ça baisse, même avec l’évolution du réseau, en commençant par le GSM, Edge, 3G, 3G+ et maintenant 4G et Wimax (wifi longue portée), les prix sont restée exorbitantes, et comptablement, pour des mauvaises raisons.

La technologie de base est la « GSM », Global System for Mobiles. Ca prends en charge la localisation du mobile, le transfert et compression des données voix, un transfert de données lente (un peu plus lent qu’un Fax, 9,6 kilobits par seconde),  et l’envoi des courts messages de service, les « SMS’ (Short Message Service).

Les technologies suivantes ont surtout permis d’accélérer la vitesse de transfert de données, passant de 9,6 à 64, puis jusqu’à 384 kilobits , puis le gros saut en avant pour la famille 3G : passant en megabits : 3,6, 7,2 puis aujourd’hui plus de 14 dans certaines villes ! Le mobile peut disposer d’une connexion à internet plus rapide que son PC à la maison !

En plus ce ça, aujourd’hui , dès les forfaits bas de gamme, les opérateurs fournissent des abonnements « illimités » (bridés) à Internet, laissant un accès « pleine vitesse » pendant 500, 1000 ou 2000 méga-octets de données, avant de forcer un ralentissement de vitesse…  Tout ça dans un forfait de disons 26 euros par mois avec 2h de communication de voix et SMS, MMS illimité (chez Orange, la bride d’internet avec ce forfait – Origami Style à 26 euros, est 500 Mo avant ralentissement, et un prix de communication voix hors forfait de 38 centimes).

J’ai 2 remarques, le tout lié au 500 Mo de données avant la réduction de débit…

Ma première remarque concerne les SMS : C’était une vache à lait des opérateurs. Pour mettre les choses en perspective, un SMS , c’est environ 200 octets de données. Pour griller les 500 Mo (et passer en débit réduit mais toujours gratuit !) , il faudrait en envoyer plus de 2 621 440 SMS !

A titre de comparison, pour un SMS hors forfait à « seulement » 5 centimes, envoyer la même quantité reviendrait à plus de 131 000 euros ! (Vous comprenez mieux pourquoi les opérateurs adoraient le jour de l’an avant la mise en place de ces forfaits illimités….)

Tout ça c’est maintenant gratuit et c’est tant mieux !

La voix… Quel rapport avec les données informatiques ? Tout simplement la voix est numérisée par le téléphone et transmis sur le réseau.. comme des données informatiques !

Cette consommation de réseau est très faible,  et est comptabilisé à part, et il y a une très bonne raison à cela. Regardons un protocole de transmission de voix utilsié sur les téléphones mobiles modernes, AMR :

A pleine vitesse en mode haute qualité (car le relais a la capacité de réduire la vitesse et la qualité en cas de saturation), une communication voix va tourner à 12,20 kbit par seconde, soit 1,525 kilo-octets, mais une conversation peut avoir lieu en même temps, donc une connexion aller, une retour, on double, on arrive à 3,05 Ko par seconde.

Soit un peu moins de 11 Mo par heure. Soit le poids d’une vidéo de 5 minutes lu sur Youtube sur le téléphone.

Si nous utilisons notre forfait data pour parler, à 11 Mo par heure dans la limite de nos 500 Mo gratuits ? Ca fait 45 heures de forfait… et notez bien que mes calculs ont pris le débit maxi… si le relais réduit la vitesse AMR de moité, vous doublerez vos heures de communication….

Mais le forfait nous en donne 2 heures. Et nous facture 0.38 centimes par minute ensuite.

Problème ? :=D

Techniquement, ce forfait permettant sans souci, même en bas débit réduit, de fournir de la voix illimité sur le réseau, mais à la place,  vous serez facturée, après ces 2 heures, 38 centimes par tranche de 183 kilo-octets.

43 heures de communication à 38 centimes par minute ? 980,40 euros.

Au niveau informatique, il n’y a rien qui différencie le canal « voix » du canal « données », mais il y a une différence dans la tête des gens, et l’opérateur exploite allégrement cette différence pour facturer les yeux de la tête une fonctionnalité qu’il donne de manière « illimité » par ailleurs.

Aha, mais si la communication n’est pas de mobile à mobile, mais mobile à fixe… il faut bien payer aussi cette infrastructure câblé ?

Oui.

Mais…

Regardez votre abonnement Internet à, autour de 30 euros. Ca comporte une redevance entre 8 et 12 euros, payé à Orange pour la maintenance et exploitation des lignes, et les services du box Internet, toujours allumé, c’est les 18 à 22 qui restent. Les frais de fonctionnement donc d’une ligne fixe établie sont de 8 euros, car Orange fait aussi une bénéfice sur ce service, et fait passer aussi tous les appels en dehors des appels de voisinage (appels à personne connectée à une autre repartiteur télécom que vous) par… des liaisons numériques assimilables à de l’internet…

Si votre connexion Internet peut le faire pour 8 euros, votre téléphone peut le faire aussi….

Pour finir, l’offre de Free est super alléchante, et ils font une bénéfice. Les autres opérateurs pourraient sans soucis s’aligner, mais en tirant un trait sur des marges et bénéfices exorbitantes. La prochaine fois que vous voyez une offre Free, ou que vous recevez votre facture fixe chez vous, rappelez vous de ces chiffres et dites vous que la loi du marché, la loi de l’offre et la demande, ne fonctionne toujours pas sur ce secteur, car si ça marchait, les opérateurs feront toujours une marge – une marge honnête – avec une ligne fixe, illimité en France et à l’Etranger, avec internet compris pour 20 euros par mois, et exactement la même chose sur votre mobile pour 15…

On peut toujours rêver…

Paramétrage Apache et PHP pour le téléchargement de fichier

14 novembre 2011

Apache

Vérifier dans le paramétrage d’Apache, du vhost ou dans le fichier HTAccess la valeur de la variable LimitRequestBody. S’il n’est pas précisé, la valeur par défaut prime (0) ce qui vaut « illimité », autrement, la valeur possible va de 1 à 2147483647 octets (2 Go).

PHP

Les prises en compte des téléchargements sont régies par un combinaison de variables :

Valeur Description
max_file_uploads La quantité maximale de fichiers soumis dans une même session d’upload (envois en même temps vers la même page). Sa prise en charge semble très aléatoire selon les versions de php…
max_input_time La durée en secondes qu’un script est autorisé à récupérer des informations avant de démarrer l’exécution de la page
upload_max_filesize Taille maximum autorisée par fichier téléchargé.
(Si plusieurs fichiers sont envoyés, chaque fichier doit être individuellement en dessous de cette limite sans que la taille cumulée de tous les fichiers envoyés ne dépasse post_max_size)
post_max_size Taille maximum de données pouvant être envoyé au serveur (devrait être plus grand qu’upload_max_filesize)
memory_limit Quantité de mémoire maximum qu’un script peut consommer. (Devrait être supérieur à post_max_size)

Un internaute peut télécharger max_file_uploads fichiers en même temps à condition :

  • Qu’ils soient tous envoyés au serveur en moins de max_input_time secondes
  • Que la taille individuelle de chaque fichier ne dépasse pas upload_max_filesize octets
  • Que la taille cumulée de tous les fichiers ne dépasse pas post_max_size octets
  • Que si le formulaire client envoit plusieurs fichiers par le même formulaire en même temps, le formulaire doit envoyer moins de max_file_uploads fichiers en même temps

A savoir

  • Si un fichier dépasse upload_max_filesize, php rejettera le fichier en question et activera l’indicteur « error » dans le tableau de fichiers pour le fichier en question, et en récupérant cette valeur, nous pouvons identifier ce qui s’est passé pour ce fichier, en revanche les autres fichiers qui ne dépassent pas cette limite seront traités normalement.
  • Si la taille cumulée de tous les fichiers envoyés dépasse post_max_size, même si individuellement chaque fichier ne dépasse pas sa limite upload_file_size, le script affichera un warning, et certains variables POST, GET et FILES peuvent être écrasées car plus de place pour les stocker.

    Les valeurs post_max_size et upload_max_filesize peuvent dépasser et traiter des données supérieurs au memory_limit à condition de contenir moins de memory_limit octets de données au démarrage de l’issue du temps de traitement de téléchargement max_input_time.

  • Si plusieurs fichiers sont envoyés en même temps, vérifier que la valeur max_input_time est suffisamment longue pour permettre au client d’envoyer tous ses fichiers au serveur.
  • La prise en charge de la valeur max_file_uploads est parfois aléatoire et peut être ignoré par certaines versions de PHP

Rassemblement et conférence de Presse AFFTAC Paris

18 mai 2011

Il y avait quand même du monde et ça fait plaisir d’entendre un député maire exprimer son raz-le-bol sur les mesures du gouvernement. Surprise : il est de l’UMP… et exprime volontiers une grogne qu’il partage avec l’opposition. Comme quoi ils peuvent quand même s’entendre – et travailler dans l’intérêt de la population !

Rappelez vous : il n’y a pas que les détecteurs de radar : il y a 17 autres mesures aussi !

Validation d’une adresse email

6 avril 2011

Pour qu’une adresse email soit valide, il y a plusieurs contrôles, allant du basique au compliqués qui peuvent se faire.

Tout d’abord de quoi est composé une adresse email : Par exemple celui ci :

test.email@yopmail.com

Tout d’abord il y a une « partie domaine », qui comprends le nom de machine et le nom de domaine à qui vous voulez écrire : Ici, yopmail.com

Ensuite, il y a une « partie locale » : un libellé permettant au serveur de savoir à qui remettre le courrier chez, ici, test.email chez yopmail.com

Un symbole « @ » qui dit en gros « chez » : Le mail doit partir à test.email chez yopmail.com.

Jusqu’à là, c’est le B.A.Ba du mail, mais on peut appliquer une série de règles pour valider ces éléments dans une chaîne texte contenant une adresse email :

  • L’adresse doit contenir un caractère « @ », pas plus, pas moins
  • L’adresse complète ne doit pas dépasser 320 caractères de long (arobase compris)
  • La partie domaine doit avoir au moins 2 caractères après le caractère « @ »
  • La partie domaine doit contenir au moins un point « . »
  • La partie domaine doit avoir au moins 2 caractères après le dernier point sauf si l’adresse est constitué d’une adresse IP, auquel cas il doit avoir 4 chiffres entre 0-255 séparés par des points.
  • Si l’adresse est une adresse IP, il doit être entre crochets ( @[1.2.3.4] ). Litigieux.
  • La partie  domaine ne doit pas dépasser 255 caractères de long
  • La partie domaine ne peut être constituée que des caractères ASCII suivantes :
    - 48-57 ( 0 à 9)
    - 65 -122 (A à Z et a à z)
    -  45 ( – )
    - 46 ( . )
    - 95 ( _ )
  • La partie locale ne doit pas dépasser 64 caractères de long
  • La partie locale ne devrait contenir que les caractères ASCII suivantes, sauf exception (ci-dessous) :
    -  45 ( – )
    - 46 ( . )
    - 95 ( _ )
    - 48-57 ( 0 à 9 )
    - 65 -122 ( A-Z et a-z )
  • Caractères exceptionnels : Les caractères ASCII suivantes sont autorisés, mais ils sont très rares, et souvent même si les standards SMTP et POP permet de les accepter, souvent, les fournisseurs de service email les refusent (c’est le cas d’Hotmail par exemple). Du coup ils sont considérés comme litigieux :
    - 33 ( ! )
    - 35 ( #)
    - 36 ( $ )
    - 37 ( % )
    - 42 ( * )
    - 47 ( / )
    - 63 ( ? )
    - 94 ( ^)
    - 96 ( ` )
    - 123 ( { )
    - 124 ( | )
    - 125 ( } )
    - 126 ( ~ )
    - 61 ( = )
    - 43 ( + )
    - 39( ‘ )
    - 38 ( & )
  • Une partie locale pourrait être totalement encadrée par des doubles cotes (« ), mais pareil, ce n’est pas commun, et il faudrait les considérer comme litigieux. Il permettrait d’encadrer dans une adresse email des caractères qui seront normalement interdites (parenthèses, crochets etc…).
  • Si vous acceptez des parties locales entre doubles-cotes, toute la partie locale jusqu’au caractère « @ » doit être ainsi encapsulée, et vous devriez accepter toute caractère ASCII dans la plage 32 à 127 (tous les caractères ASCII 7 bits hors les premiers 32 caractères de contrôle)
  • Un point ne peut pas démarrer ou terminer une partie locale
  • 2 points ne peuvent pas se suivre (..)

C’est ensuite à vous de savoir si vous voulez rejeter une adresse email par rapport à un formattage « litigieux » ou si vous acceptez d’enregistrer tout à condition que cela respecte la norme.

Enfin, il n’est pas possible par internet avec les standards de messagerie de valider l’existence d’une partie locale d’une adresse email : Il existe bien des commandes « EXPN » (récupération des membres d’une liste de diffusion) et « VRFY » (vérification d’une adresse ou liste de diffusion sur un serveur) dans le protocole SMTP (protocole de transfert de courrier) , mais avec la quantité de courriers indésirables qui existe et des gens peu scrupuleux qui font tout pour ramasser des emails de test, cette commande est systématiquement désactivé sur les serveurs de courrier !

Qu’est ce que la radioactivité ?

20 mars 2011

Au début il y a la matière

Tout ce qui nous entour est constitué de matière : des composés d’atomes arrangés et reliés dans des formes plus ou moins complèxes. L’air que l’on respire, le bois, le métal…. et sans action extérieur, le plupart de ces matières ne pourront pas se décomposer ou se dégrader. (Le bois pourrit seulement quand il est attaqué par des bactéries. L’acier rouille quand il est exposé à l’air et à l’eau, le sucre fond quand vous le mettez dans le café). Cette dégradation est provoqué donc par des facteurs externes à la matière en question.

Penser au sucre…

Attention, j’ai bien dit le plupart, car il y a des produits qui n’ont pas besoin d’intervention d’un agent externe pour se désagréger. Ce sont des matières radioactives.

Les matières radioactives, sont comme tous les autres matières, constitué d’atomes, eux mêmes constitués d’électrons, neutrons, quarks, gluons, mesons et tout un tas d’autres particules dites « sous-atomiques ».

Une atome radioactive se désagrège tout seul en « perdant » des de particules qui la composent :

  • Neutrons et protons pour les particules alpha,
  • Electrons et positrons pour les particules bêta
  • Des photons émises par le noyau de l’atome pour le rayonnement gamma.

En effet, les atomes radioactives sont instables, et rejettent ces particules, plus ou moins rapidement pour se stabiliser. Pensez à une roue de voiture : elle est stable car on rajoute des poids , mais si un de ces poids tombent, elle se déstabilise et vibre. L’atome c’est pareil – sauf qu’au lieu de rajouter des poids pour compenser, elle perds le poids en trop.

Imaginez donc votre morceau de sucre – mais qui vous bombarde aléatoirement des grains de sucre qui s’échappent plus ou moins rapidement et en plus ou moins grande quantité de sa surface !

La vitesse et la de perte de ces particules ainsi que la quantité de particules éjectés à un moment donné va définir l’intensité de la radioactivité.

Quels sont les dégats provoqués ?

Les dangers sont provoqués par le fait que ces petites particules éjectées interagissent avec le corps humain, en endommageant l’ADN, et donc en déregulant le fonctionnement normal des cellules quand ces particules, des véritables balles de l’infiiniement petit, ont le malheur de toucher un bout de cellule.

Attention : Ces particules sont tellement petites qu’elles peuvent bien traverser votre corps sans toucher quoi que ce soit !

Les types de rayonnement

La dangerosité est donc provoqué par ces particules qui s’éjectent : on parle alors de rayonnement, et plus spécifiquement de rayonnement alpha, bêta et gamma. L’alpha est la moins puissante.

Une particule alpha est stoppé par la peau ou une feuille de papier – mais c’est dangereux si on l’ingère en mangeant ou respirant quelque chose de contaminée.

Une particule bêta est plus costaud : une feuille de papier alu ou des vêtements épaissent sont nécessaires pour les arrêter.

Les le rayonnement gamma (cette radiation n’est pas en fait des particules mais une onde, comme une onde radio mais des milliers de fois plus puissante) sont les plus difficiles à stopper et nécessitent des épaisseurs d’un produit lourd comme le plomb ou le béton.

La dangerosité primaire vient donc de ces 3 type de rayonnement et les dégats qu’ils causent au corps.

Et les comprimés d’iode dans tout ça ?

Pourquoi donc on fait tout un battage sur les comprimés d’iode lors des accidents nucléaires ?

Tout produit peut être naturellement radioactif : il n’y a pas que l’uranium ou le plutonium. L’iode, souvent utilisé pour nettoyer des plaies, dispose aussi d’une version radioactive (ou isotope) . Idem pour le calcium dans nos os. Rassurez vous, le plupart de ces composés radioactives n’existent plus dans la nature et ne proviennent aujourd’hui que des accidents ou explosions nucléaires. Les isotopes qui ne sont pas radioactives sont stables.

Le problème vient quand le corps, qui a besoin de ces composés stables se retrouve en présence de la version instable, radioactive. La thyroïde absorbe volontiers l’iode naturellement, et au niveau chimique, elle ne fait pas la différence entre l’iode stable et instable. Idem pour le calcium et tous les autres produits chimiques dont le corps a besoin.

Le corps absorbe donc ces isotopes – qui fonctionnent tout comme leurs versions normales – , mais avec une mauvaise surprise : la radioactivité en prime. Le corps concentre donc certains composés à des endroits spécifiques – et ça concentre en même temps la radioactivité. Pour reprendre une phrase : quand il y en a une particule, ça va, c’est quand il y a beaucoup qu’il y a des problèmes.

Connaissant l’affinité du thryroïde pour l’iode, suite à un accident qui touche un zone, les autorités distribuent des comprimés d’iode stable – non radioactif  - pour que cet organe soit saturée et si par hasard de l’iode radioactive se trouve dans les parages, la thyroïde n’aura pas envie de le stocker…

Les comprimés d’iode ne protégent que la thyroïde , une organe importante dans la régulation cardiaque et le contrôle du poids, mais c’est tout… Il ne progégera pas vos organes reproducteurs, également friands d’iode, ni vos reins qui s’occuperont à élimier les produits par les urines…. et ne vous protégera pas non plus d’un rayonnement extérieur du corps !

Histoire de demi-vie

J’ai dit plus haut que certains isotopes ne se trouvent plus dans la nature, mais que suite à des accidents ou explosions nucléaires. En effet, les composés radioactifs se désagrégent plus ou moins rapidement pour se stabiliser. On parle alors d’une « demi-vie » d’un isotope : C’est le temps nécessaire pour perdre 50% de sa radioactivité. Pour l’isotope d’iode issue de l’accident de Fukushima, (l’iode 131), le demi-vie c’est un peu plus de 8 jours : Tous les 8 jours sa radioactivité se réduit de moitié :

  • Jour j : 100% d’intensité
  • J+8 : 50%
  • J+16 : 25%
  • J+24 : 12,5%
  • J+128 : 1,25%

Il y a un tas d’autres istopes avec des demi-vies ridiculeusement courtes à des demies vies ridiculeusement longues :

  • L’Azote 16 : 4 secondes
  • Fer 45 : 0,045 secondes
  • Uranium 221 : 0,00001 secondes
  • Uranium 233 : 159200 années
  • Uranium 238 : 70400000 années

Les demi-vies vont donc du nano-seconde aux millards d’années !

Pour mettre en perspective

J’effectue mes mesures de radioactivité en micro-sieverts/heure (µSv/h). A chambourcy, le niveau de fond se trouve entre 0,9 et 0,13 micro-sieverts, c’est à dire vraiment pas grand chose !

  • Une clope fumée : 1 µSv/h
  • Un radio des poumons : 300 µSv/h
  • Mesures autour du central de Fukushima le 16/03/2011 : 247000 µSv/h

Un petit rappel d’échelle :

Le Sievert (Sv) est une mesure d’exposition que j’utilise dans ce texte. Toutes les mesures que je relève sont en µSv (micro-Sievert : le µ = micro). Dans les textes que j’ai trouvé, on parle des doses en milli-Sieverts et en Sieverts. J’ai converti le tout en micro-sieverts pour pouvoir comparer du comparable.

Pour rappel donc :

  • 1 Sievert = 1000 milli-Sieverts
  • 1 milli-Sieverts = 1000 micro-Sievert
  • 1 Sievert = 1 000 000 micro-Sieverts

Les limites d’exposition

En France, il y a 2 limites d’exposition : Les limites publiques et les limites des travailleurs exposés.

Les limites des travailleurs exposés sous-entends une mesure d’exposition, car dans leur travail, ils peuvent être exposés à des doses de radiations articfieielles, par exemple en medecine nucléaire (radios, radiothérapie…), les travailleurs du nucléaire, mais aussi les travailleurs dans le traitment de la nourriture qui utilisent des stérilisateurs à rayons gamma.

Le public, c’est tous les autres !

Les limites sont donc :

  • 1000 µSv/An pour le publique non-exposé (soit en moyenne : 2,7 µSv/jour et 0,11 µSv/heure)
  • 20 000 µSv/An pour les travailleurs exposés (soit en moyenne 54,8 µSv/jour et 2,3 µSv/heure)

A partir de ces limites selon le cas où l’on se trouve, il faut éviter toute exposition supplémentaire

Source de ces limites : L’institut National de Recherche Scientifique
http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/Dossier%20Radioprotection/$File/Visu.html

Symptômes après une irradiation cumulée sur 1 journée

Il y a des limites puis il y a ce qui se passe lors d’un accident. Ces chiffres concernent une irradiation sur 24 heures, donc à comparer avec les limites d’exposition ci-dessus par période moyenne de 24 heures : 2.7 ou 54.8 µSv :

  • 0 – 250 000 µSv : Aucune incidence sur la santé
  • 250 000 – 1 000 000 µSv : Nausées, perte d’appédit, dégats à la moelle osseuse et la rate
  • 1 000 000 – 3 000 000 µSv : Nausée moyen à sévère, perte d’appétit, infections, dégats plus sévères à la moelle osseuse et la rate, Récupération possible mais pas assuré
  • 3 000 000 – 6 000 000 µSv : Nausées sévères, perte d’appétit, infection, diarée, peau qui pèle, stérilité, la mort s’en suit sans soins
  • 6 000 000 – 10 000 000 µSv : Tous les symptomes dessus, plus une dégradation du système nerveux, suivi généralement par la mort de la personne
  • > 10 000 000 : Incapacitation suivi par la mort

On peut donc constater que la limite d’exposition légale pour les travailleurs les plus exposés est tout de même plus de 4500 fois inférieur au seuil d’apparition des symptômes d’une faible empoisonnement aux radiations, et presque 110 000 fois plus faible d’une dose potentiellement mortelle ( 6 Sv) !

Source de ces symptomes : L’institut national de la santé et services humaines des Etats Unis
http://www.niehs.nih.gov/health/docs/energy-good-bad.pdf

Voir ici pour consulter les relevés de radioactivité à Chambourcy

Voir ici pour un petit détail sur la rédioactivité de fond